Nous pensons que la traduction d'Arçais par Archîacum,
fin du douzième siècle, a subi l’influence du grec Arkaios,
mais la forme Artiacus date de 791 et paraît le plus plausible.
Soulignons qu’Acum n'est que le mot latin du suffixe gaulois
d'Acos dont nos ancêtres ont fait un large emploi.
Arçais : situé à l’ouest d'une bande de terre, plate-forme
calcaire jurassique dont la base a été rongée par la fureur de l’océan ;
celle-ci a été découpée en anses, c'est sur l’une de celles-ci
que le port d'Arçais fut aménagé.
À l’ouest, le long est adossé à une butte rocheuse appelée (tertre),
promontoire d'environ 39 mètres d'altitude.
Au moyen âge, sur ce site, se sont élevés des moulins à vent.
De nos jours, il n'en reste que des vestiges :
St Sabine (2 moulins) Pigeau (1 moulin).
De tous les renseignements que nous ayons sur ce golfe des Pictons,
il en ressort qu'Arçais se trouvait à peu près à l’embouchure
de la Sèvre Niortaise.
Au Village
Les machines n'ont pas encore fait oublier les outils ni les hommes,
à l'origine tout s'y fabrique sur place, au sein de la communauté, chaque corporation est présente et dépend étroitement des autres.
Le charron est le cousin du forgeron,le maréchal-ferrant celui du bourrelier,
lui-même client du tanneur, le tisserand dépend de la fileuse,
tanneur et fileuse trouvent leur matière première chez l'éleveur,
tous travaillent pour le paysan qui à son tour, nourrit le village.
L'économie peut fonctionner en circuit fermé, et le métier à l'usage permet
au tonnelier ou au sabotier d'envisager et de conduire dans un ensemble,
la fabrication de l'objet dont il devient responsable depuis l'ébauche
jusqu'à la finition. L'artisanat n'est pas quelque magicien, discret et lointain,
dont on ignore tout, mais le voisin familier que l'on juge à son
tour de main autant qu'à sa qualité humaine. L'artisanat
où l'argent n'avait pas encore acheté le temps, où l'énergie était l'eau,
le vent, le feu, où le rapport avec l'objet lui-même et non les cadences
de production rythmait les jours ; une atmosphère faite d'équilibre
de forces tranquilles et lucides de beauté : cette lumière naturelle qui
éclairait le travail de l'artisanat.
Les châteaux
Au château de l’ouche, les seigneurs se sont succédé avant 1459.
Les Artaud le construisirent. Les Monbrun furent condamnés en 1643 à une forte redevance aux Chanoines poitevins. Après une Algarade*, Sa Seigneurie fut saisie. Après 1459, le Seigneur François Goulard entra en possession du château. Celui-ci appartient de nos jours à un particulier (il en reste des vestiges). Sur le port, une bâtisse nommée la grande maison (plus couramment le logis) fut construite en deux fois par Mr jean Ducroq, première partie en 1827, deuxième partie en 1849 ; les propriétaires actuels en sont Mr et Mme Davy.
*Algarade : attaque à main armée
Arçais et ses Eglises
Mr et Mme Davy la première fut construite aux environs du douzième siècle
et fut brulée par les protestants en 1568
La deuxième en 1649 et détruite pour insalubrité.
L' église actuelle a été construite entre 1853 et1862.
Avant 1822, Arçais s'écrivait Arçay
En 1912 Arçais avait, 1087 habitants dont
18 hôteliers ou cafetiers — 4 marchands de vin
3 marchands de quatre saisons — 7 marchands de poissons
3 marchands de haricots — 4 marchands de vaches et veaux
2 marchands de porcs — 5 fariniers — 3 maquignons — 1 vétérinaire
2 équarrisseurs — 2 voituriers commissionnaires — 2 charrons
1 lingère — 10 couturières — 3 maréchaux ferrants — 1 bottier
2 coiffeurs — 1 horloger — 2 sabotiers — 1 plâtrier — 5 menuisiers
1 garage marchand de cyclesl — 11 marchands de bois de travail
— 5 maçons — plusieurs scieurs de longs — 1 roulier
2 charpentiers en bateaux — 3 fournisseurs de machines agricoles
plusieurs vendeurs d'engrais —1 entrepreneur de battage
2 bourreliers — 1 ferblantier — 1 peintre — 1 cordier
1 chaisier — 3 tisserands — 1 facteur — 1 curé
1 chef de gare — 2 ramasseurs de lait — 1 laiterie qui employait 5 ouvriers
plus de 180 agriculteurs — 1 éclusier
sans compter les pêcheurs aux engins |
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