Bienvenue au coeur de la Venise Verte. Arçais, commune des Deux Sèvres à découvrir.PoêmesOh Toi Peuplier M. Marcel Guillot 1989Toi PeuplierTu es la charpente de ma maison, et au plus fort de l'été l'ombre fraiche de mon toit au plus fort de l'hiver tu es le bois de mon foyer, la douce chaleur des veillées de l'amitié.Toi PeuplierTu es la porte que l'on ouvre à l'étranger et aux amis, tu es aussila table où le pain et le vin seront posés avant d'être partagés.Toi PeuplierTu fus le papier des premiers écrits, et des chants de la libertéToi PeuplierTu fus bois pour les bateaux quand le vent les poussait, ils partaient au loin pour l'exil, l'espoir d'une terre promise.Toi PeuplierTu es la création parmi les grands ombrages, tu es la source d'inspiration pour l'artiste et le poète.Toi PeuplierQuand j'allais à l'école en sabots quel joli bruit sur la chaussée c’est bien moi que les oiseaux saluaient perchés sur tes branchages.Toi PeuplierQui a vu passer sous tes ombrages, ces bateaux glissant au fil de l'eau, jeunesse bruyante, les amoureux, enlacés, mariés enrubannés, précédés par le bateau du violoneux.Toi PeuplierQui a vu passer en silence le bateau transportant le mort à sa dernière demeureToi PeuplierTu fus le bois de mon berceau ; tu es, le soir le lit de mon reposle lit, de mes fatigues et de mes souffrances, le lit de mes amourset de mes espoirs, le lit de mes doutes dans le noir, le lit de ma captivité dans les commandos d'Allemagne.Toi PeuplierQui au moment des inondations mire ton squelette allongé dans l'eau transparente.Toi PeuplierAu bout de mes jours et de mon orgueil, tu seras ce jour-là le bois de mon cercueil.Toi PeuplierQui est l'admiration du touriste, depuis l'éclosion de tes bourgeons au printemps, au beau feuillage vert brillant de l'été, à la feuille jaune de l'automne.Toi Peuplier Que le vent courbe et même arrache au moment de grandes tempêtes tu resteras la matière noble et la verte mer de nos marais, et quoi qu'il advienne tu seras toujours la parure vitale de notre Venise Verte.Le Maraîchin et ses enfantsÉcoutez le commandant Cousteau, de l'Académie françaisequand il parle de l'eau.en un mot faites venir l'eau jusqu'à vousIl n'est pas de plus belle richessele Père mort, les fils vous refont la citéaidés de leurs voisins et des ParisiensIls se mettent à l'ouvrage avec entrain.On vient de partout donner un coup de mainle pays se transforme, devient un vrai bijoula vie et la beautése voient dans tous les yeux avec la santédes habitants nouveaux s'installent prestementet les commerçants vivement s'affairentpour les satisfaireet les agriculteurs font d'opulentes récoltes.Et les gens en vacances plus longtemps séjournèrentpour pêcher et rêver...Tout le monde veut voir ces jolis petits ports.On accourt, on embarque, joyeux, pour des courses sans fin.Et pendant ce temps-là, les escarcelles s'emplissentà déborder Et les maisons renaissent sur les anciennes ruines.Et la joie et les rires éclairent tous les coeursde perles ils ne trouvèrent. Mais le père fut sagede leur montrer, avant sa mortque la propreté est un trésorun village riche et fleuriest la plus belle perle du monded'un monde merveilleux, prospère et fraternelJean-Esope desmarais et Jean de la Fontaine